Portrait


Repertoire des Films (DVD)  

Un film pacifiste, mais pas non-violent, tout du moins pour le spectateur qui doit se confronter à une réalité cruelle, de Sand Creek au Vietnam et au-delà on peine à trouver des guerres propres. Bien sur on peut vouloir ignorer que les guerres se gagnent en terrorisant les populations civiles comme on peut vouloir ignorer bien des aspects socio-économiques de nos sociétés libérales. Ma fois si vous choisissez l'abri des médias télévisés, de divertissements en actualités, peut être réussirez vous à vous transformer en légume, à passer inaperçu. Pour ma part je prefere garder plus ou moins intact ce goût de révolte qui me conduisit dans une salle de cinéma, fait rare, en cette année 70. 

Le cinéma américain participe ainsi à la construction de l'histoire populaire des Etats Unis et ce western nous conduit sur des chemins bien différents des films que John Wayne consacra à la glorification de la cavalerie ou encore des "Berets verts" (1968).  

Soldat Bleu

 

"... C'est peut-être à cause de la violence de ses films que le cinéaste Ralph Nelson est rarement associé au grand cinéma des années 70. Là où ses confrères Arthur Penn (Little big man) ou Coppola (Le parrain) choisissent la métaphore pour raconter comment les Etats-Unis se sont construits sur la violence, Le soldat bleu raconte frontalement le contexte du massacre de Sand Creek, lorsqu'en 1864 l'armée américaine massacra 700 Cheyennes, dont la moitié de femmes et enfants torturés et violés. ..."

Cinema dans la lune

"Le film raconte se réfere à l' histoire du massacre de Sand Creek, le 29 novembre 1864, par neuf cents hommes de la Cavalerie du Colorado. Les soldats assassinèrent beaucoup de femmes et d'enfants, prirent une centaine de scalps, et commirent de nombreux viols et mutilations. La violence insoutenable de certaines scènes fit de ce film un anti-western (à ce titre interdit aux moins de 13 ans) où, pour la première fois, le Cow-boy n'était plus montré comme un héros solitaire sauveur de la veuve et de l'orphelin, mais comme un anti-héros réfractaire à l'autorité. La cavalerie elle-même fut montrée, non plus comme une armée de héros, mais comme une meute de barbares cruels, lâches et sanguinaires. Le ton violemment anti-belliciste du film s'inscrit en outre dans un contexte où la guerre du Viet Nam, vécue au quotidien à travers les reportages télévisés, provoque de vives contestations au sein de l'opinion américaine." Wikipedia

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