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A propos du procès Fofana, et du plaisir que nous
donne la barbarie. |
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"À 19 ans, le 9 avril 1981, il tue son père et sa mère autoritaire (qui l'adorait et le surprotégeait, le portait aux nues) : déclaré schizophrène par les psychiatres (expression du Code pénal italien : « incapable d'entendre et de vouloir »), il ne peut être jugé pour ce crime et est interné en hôpital psychiatrique pour une durée de 10 ans. Le 15 mai 1986, interné depuis cinq ans, il parvient à s'échapper et se rend en France, où il commet vols, cambriolages, viols, et meurtres. Il a une relation avec une jeune fille de seize ans prénommée Sabrina. Il était considéré comme ennemi public en France, en Suisse et en Italie. Ses crimes ne prennent fin qu'avec son arrestation à Mestre dans la région de Venise le 28 février 1988. Le 1er mars de la même année, il tente de s'échapper par les toits de la prison avant de chuter et se blesser.
Moins de trois mois plus tard, le 23 mai 1988, il se suicide dans sa cellule dans la prison de Livourne, avec une recharge de gaz qu'il ouvre dans un sac plastique, avec lequel il a
recouvert sa tête. Il échappe ainsi à ses procès, en Italie, en France et en Suisse." |
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Dans un quartier autrefois voué aux corps vivants, il n'est resté que la pratique du corps tarifé, libéralisme et morale oblige. Cadavres de SDF sans doute, abandonnés aux caprices d'un "artiste" qui hier encore aurait trouvé matière plus abondante au sortir de l'univers concentrationnaire. Faute de soins ou d'éthique, plastifiés, cadavres anonymes et respectables offert à un public bien moins que respectable. Honorer ses morts, premiers pas vers la culture. Lyon, image de barbarie. (Une lettre Française, Juin 2008 - Société- ) |
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