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Finalement on apprend à tout âge et dans ce cas précis
que l'on peut éprouver du plaisir à lire un livre d'économie.
Deux raisons à ce plaisir, d'abord de se trouver assez intelligent pour comprendre son auteur mais aussi de découvrir que cette matière n'empeche pas la littérature.
Ah le Post-scriptum sur les joies du marchandage, cette petite remarque, "le bien prend de la valeur au fur et à mesure que son prix baisse !", un
enchantement.
Et puis un rien de confiance dans l'avenir si nos lycéens ont compris la valeur des biens non marchands.
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"Bref, à en croire le discours dominant, la science économique exigerait toujours plus
de compétition individuelle et toujours moins de solidarité collective, elle conseille la soumission des nations à ses lois naturelles et dénie aux hommes la possibilité d’écrire
leurs propres lois.
Pourtant, on a beau chercher, on ne trouve rien de tel dans les conclusions effectives de plusieurs siècles de recherches économiques. Ces dernières sont même souvent à l'opposé de
ce que laissent entendre les lieux communs les plus répandus à propos des lois de l'économie. Qui sait que la théorie économique standard, loin d'opposer systématiquement des choix privés
vertueux à des choix politiques pervers, démontre au contraire leur complémentarité et l’irremplaçable souveraineté des citoyens ? Qui sait que la théorie économique la plus
orthodoxe a démontré que des marchés libres conduisaient au déséquilibre général, aux crises et au gaspillage des ressources ?"
J.GENEREUX (le blog de)
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