Petites chroniques

 

 

 

"Big Brother vaincu, Big Mother monta sur le pavois; et l'autorité paternelle mis à bas, l'individu compassionnel, soulagé de son ancien surmoi, fut livré tout cru à la tyrannie de l'argent, de l'opinion et de l'instant.."
R. Debray,
Avant propos, 2008
 

"La ""chienlit" ? Allons donc ! Le plus raisonnable des mouvements sociaux; la triste victoire de la raison productiviste sur les déraisons romantiques; la plus morne démonstration de la thèse marxiste sur la détermination en dernière instance par l'économie (technologie + rapports de production). Il fallait donner des moeurs à l'industrialisation, non parce que les poètes en réclamaient de nouvelles, mais parce que que l'industrialisation l'exigeait.
La vieille France paya d'un coup ses arriérés à la nouvelle - arriérés revendicatifs, culturels et politiques - et l'ardoise n'était pas mince. La France de la pierre et du seigle, de l'apéro et de l'instit, du oui-papa oui-patron oui-chéri recevait l'ordre de décamper pour que celle du software et du supermarché, du news et du planning, du know-how et du brainstorming puisse étaler ses bonnes affaires, enfin chez elle.
Ce ménage de printemps fit l'effet d'une libération, et c'en fut une effectivement." 
R.Debray -1978 - 

Un peu las de ces anniversaires, de celui-ci en particulier, j'ai longtemps hésité à l'acquisition de ce livre.
Sa lecture m'a soulagé de tout remord, l'essai, corrosif à souhait, se lit d'une traite.
Avec l'auteur je partais pourtant d'un souvenir péjoratif  acquis de ses récits contreversés dans l'amérique latine du "Ché".
Aujourd'hui nous portons sur les "évènements" le même regard.
IACO, 1 Juin 2008  
 

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Un ancien Mao, G. Frêche, aurait résumé l'article en peu de mots, "sous-hommes", mais celà aurait été bien peu "diplomatique" pour le lectorat du mensuel de "gôche".
Peuple au bord de l'anarchie et tournant le dos au "progrès" (une hérésie pour ces drôles d'adeptes du développement durable), c'est en ces termes qu'un "philosophe" tente à justifier l'opération coloniale menée au Tibet par "la République populaire (sic) de Chine". Quelques mots pour plaindre le bon colonisateur visent aux sommets du genre,
"les craintes chinoises de tentatives extérieures de déstabilisation du Tibet n'ont rien d'irrationnel." 

 

Les occupants chinois tolèrent au Tibet "une religion dépolitisé" et phrase magique (bling bling) "Le niveau de vie (sic) actuel des Tibétains moyens n'a jamais été aussi bon.." mais évidemment la statistique est absente et n'exclue probablement pas les colons chinois, les fameux commerçants de Lhassa.
Je souhaiterais, pour le sérieux de l'argumentation, que très rapidement le "Monde Diplomatique" puisse publier ces données et les sources car à contrario on pourrait supposer que ces propos sont de pure propagande, émanant sans doute de l'Ambassade de Chine.
   

 

La tromperie est déjà dans le titre, "le Tibet pris dans le rêve de l'autre", pour s'inquiêter ensuite des violences exercées sur les colons chinois qui occupent Lhassa où ils monopolisent le commerce. Inquiêtudes de ce que les Tibétains seraient décidement moins "pacifiques" que leurs homologues Birmans, des regrets d'assassin ou tout du moins de complice.
Dans un geste à la Ghandi, le Dalai Lama avait mis en jeu la démission de ses charges publiques si les violences se poursuivaient, car une opposition existe mettant en cause la stratégie du chef religieux et la lutte contre l'envahisseur chinois produit de la démocratie politique, qui en exil en Inde, et non pas à Londres, génère ses institutions.

 

Mais si "le philosophe" nous reproche de vouloir enfermer les Tibétains dans ce qui seraient nos illusions "New Age", il condamne aussitôt la violence des tibétains contre les colonisateurs qui ailleurs, horreur suprême à ses yeux, pourrait donner de nouveaux arguments à la lutte palestinienne et pourquoi pas sur Jérusalem occupée, ...
Aussi notre auteur se veut rassurant, Pékin compterait aujourd'hui davantage sur le developpement capitaliste, et donc sur l'activité coloniale et ses effets pour parachever la décomposition de la société tibétaine.
Et dans le catalogue des dictatures qui auraient ainsi préparé l'avènement de la démocratie et de la prospérité, voie dans laquelle se serait inscrite la Chine (?), nous trouvons le Chili de Pinochet !

 

L'auteur a des compétences pour la synthèse, son article condense sur une page le catalogue des lieux communs du colonialisme, civilisation et progrès pour les peuples sous développés.
Mais Slavoj Zizek  a la "prudence" de présenter son argumentaire sous forme de réflexions, forme adroite pour une oeuvre de désinformation, mais tentative d'autant plus criminelle qu'elle intervient à un moment historique ou l'opinion internationale peut faire plier la Chine et l'obliger à reconnaître les autorités naturelles du Tibet.
Ou bien ultime provocation pour vérifier si les lecteurs du "diplo" sont toujours vivant ?
IACO, le 17 Mai 2008

  Monde Diplomatique Mai 2008
 

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"Vivre à 200 à l'heure."

Je vous le concède volontiers, l'expression est un peu vieillotte et n'est guère au goût du jour, contraire à la sécurité comme à l'écologie.
Le Ministère du Travail a tranché, la vitesse de déplacement optimum du salarié est de 30Km/heure soit une option qui devrait favoriser le vélo au détriment des Transports en Commun.
Autant dire que la récente circulaire portait un nouveau coup à mes espoirs d'entamer une carrière de jeune* astronaute à temps partiel, gagner la lune (sic) dans ces conditions m'est apparu irréaliste. 

"Un demandeur ne pourra refuser deux "offres raisonnables" rémunérées à 80% du salaire antérieur, sinon "il y aura des conséquences sur son indemnisation", a-t-il indiqué. L'emploi proposé devra être "situé à une distance telle qu'elle n'entraîne pas un trajet d'une distance de plus de 30km ou un temps de transport en commun supérieur à une heure entre le domicile et le lieu de travail". M WAUQUIEZ.

Ma maman, qui fête son anniversaire cette semaine, mais à son age on ne compte plus, m'a toujours dit de ne jamais baisser les bras et je reste donc à l'affut de la moindre annonce qui me rapprocherait de mon objectif tout en gardant les pieds sur terre, un autre de ses conseils quoique bien déplacé ici, sauf ..

Voici l'annonce passée par la NASA: " afin d'étudier une personne comme si elle se trouvait dans l'espace avec une gravité nulle, les scientifiques de la NASA recherchent des volontaires, payés 17 000 dollars, afin de rester pendant 90 jours dans un lit. L'étude se déroulera au sein de l'université du Texas, dans la branche médicale de Galveston. Les participants vivront avec une unité spéciale de recherche, et feront l'objet d'un suivi diététique attentif."
Source :Yahoo / Zigonet 11 Mai 2008.

(*) "Jeune astronaute", comprendre astronaute débutant, toute autre interprétation discriminatoire est impensable de la part de nos "autorités".

Lire aussi :

-Itineraire d'un jeune astronaute sur la planete Bling-bling,

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ACTUALITE



Vous n'aurez peut être pas prété attention à la grande discrétion des Confédérations syndicales lors des commémorations de Mai 68. Rien effectivement ne semble subsister au registre des "acquis sociaux" de cette dernière grande grêve générale, huit millions de salariés grêvistes.
Quelques "acquis" ultérieurs, comme la formation permanente ou la participation dont il reste si peu de choses et que l'on aurait bien du mal à dire qu'il se rattache au mouvement social. Alors pourquoi un tel désastre et pourquoi cette absence de bilan ?
Chacun à bon compte essaye de se persuader que l'essentiel tenait aux extravagances de la bourgeoisie étudiante de l'époque, sorte de vaste monôme, couplée d'une explosion démographique.
Que reste t'il alors sinon un "droit syndical en entreprise" qui sous couvert d'indépendance ote aux syndicats toutes perspectives à changer les relations sociales en profondeur et à contester la main mise des partis et de la classe politique.
Alors, Mai 68, peut être bien une "contre révolution", l'an 01 de la "génération bobo" ?
 

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DICTIONNAIRE PERMANENT
du
POLITIQUEMENT CORRECT

Il est plaisant de faire oeuvre savante au coeur de l'insomnie. Je mettrais donc à profit ce temps pour enrichir notre vocabulaire politique.
Reconnaissons que celui-ci emprunte fréquemment à l'Ancien Régime et ce pour caricaturer les usages de notre démocratie républicaine. La dépouille de cette dernière, V° du nom, mériterait plus de respect, mais le temps volé au sommeil est plus souvent d'humeur pirate.
Il est d'usage, et donc d'à propos, de faire état des "baronnies", des "nouvelles féodalités" qui prospèrent dans la décentralisaton et l'homme politique, qui peut être une femme, revient "sur ses terres" au rythme des élections, migrations saisonnières. Et ce vocabulaire s'enrichit (sic) encore des termes de "monarchies électives", de "dérives monarchiques" qui qualifient (re.sic) le pouvoir central et distinguent "le sommet"..
Aujour'hui il serait temps de réhabiliter le terme de "hobereau" pour désigner le modeste élu des collectivités territoriales et honorer ce descendant du rapace et du "gentilhomme campagnard" et certes Molière nous manque ici pour trousser d'aimables portraits.
Mais voudrait on trouver à cette expression des origines lexicales qui nous renverraient au vol et au pillage ? nous "rouler" ? s'en "balancer" ? Je vous laisse juge.

Étymol. et Hist. 1. Ca 1195 hoberel « petit oiseau de proie » (Ambroise, Guerre Sainte, 1625 ds T.-L.); 1377 hobereau (Gace de La Buigne, 5564, ibid.); 2. 1579 hobreau « gentilhomme campagnard de petite noblesse » (H. Estienne, Precellence du Langage François, p. 127 ds Hug.). Forme élargie par le suff. -ereau (-eau*), de l'a. fr. hobel « sorte de petit oiseau de proie » (fin xiiie s. ds T.-L.), cf. ses var. hobé (fin xiiie s.-fin xive s., ibid.) et hobier (fin xive-début xve s., ibid.), qui se rattache prob. à l'anc. verbe hobeler « escarmoucher, harceler l'ennemi, piller » (ca 1195, Ambroise, op. cit., 2384 ds T.-L.), lui-même empr. au m. néerl. hob(b)elen « tourner, rouler »; cf. néerl. hobbelen « se balancer », qui remonte à un verbe germ. *hubbon (v. aubin). Cf. FEW, t. 16, pp. 215a-216b.

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Lire aussi "Nécrophage" 

 

Partenaires "LA VIE DES ANIMAUX"  
et "GRENELLE de l'ENVIRONNEMENT"
 

   
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