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Lettre du Blogeur, le 3 Avril 2008
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Certes vous trouverez peu d'informations concernant la politique du gouvernement afghan de monsieur Karsaî, défendre l'islamisme n'est guère mobilisateur et
aujourd'hui que davantage de moyens sont mis pour contrôler "la toile" il faut être prudent, je ne reprendrais ici que deux articles du "Monde.fr" pour la journée du 29 Mars.
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le gouvernement afghan a "condamné fermement" samedi un programme de télévision d'une chaîne privée, qui a diffusé des images d'hommes
et de femmes dansant ensemble, jugeant que cela minait la morale au sein de la jeunesse. La chaîne Tolo, la plus populaire dans ce pays très conservateur, a montré ces séquences lors
d'une cérémonie de remise de prix à Kaboul."Le ministère de l'Information et de la Culture condamne fermement la diffusion de scènes de danse sur la chaîne de télévision Tolo lors de la
cérémonie de remise de prix", a annoncé le ministère dans un communiqué.Ces scènes "sont contraires aux valeurs et traditions de la société islamique d'Afghanistan", selon lui.Tolo, qui
diffuse les programmes les plus populaires du pays, dont la Star Académie afghane, est souvent la cible des critiques des mollahs pour son contenu relativement libéral.Le ministère de
l'Information, lui-même critiqué pour ses opinions très conservatrices, a annoncé qu'il soumettra le programme à une commission gouvernementale de surveillance des médias pour déterminer
si la chaîne a violé la loi. Cette commission a déjà infligé des amendes à des chaînes privées pour de telles scènes. Celles-ci sont prises en étau entre les critiques des cercles
religieux conservateurs et les demandes des jeunes Afghans, très ouverts sur le monde moderne. En janvier, le très puissant Conseil religieux islamique avait pressé le président Hamid
Karzaï de brider les chaînes de télévisions privées, dont Tolo, accusées de développer une culture "anti-islamique". Le Monde.fr du 29/3/2008
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le jeune journaliste afghan condamné à mort dans le nord de l'Afghanistan sous l'accusation d'avoir blasphémé l'islam a été transféré à
Kaboul pour son procès en appel, a-t-on appris samedi auprès d'organisations de défense de la presse. Sayed Perwiz Kambakhsh, 23 ans, a été condamné le 22 janvier à la peine capitale par
la première chambre du tribunal de Mazar-i-Sharif, dans la province de Balkh, en l'absence d'un avocat et sans lui laisser le temps de se défendre."Kambakhsh a été transféré avec succès
hier (vendredi) à Kaboul pour son second procès en appel", prévu pour "bientôt", a déclaré à l'AFP Rahimullah Samandar, le président de l'Association afghane des journalistes indépendants
(AIJA).L'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) basée à Paris, s'est "réjouie" de ce transfert, car "il était enfermé avec des criminels et des terroristes" à Mazar-i-Sharif, dans
un communiqué reçu par l'AFP.Déjà emprisonné durant trois mois avant d'être jugé, le jeune homme a fait appel de cette condamnation qui a suscité un tollé dans le monde tant au niveau des
organisations de défense des droits de l'Homme et des journalistes que des gouvernements. Nombre d'appels avaient été lancés à l'adresse du président Hamid Karzaï pour qu'il annule cette
décision.Kambakhsh avait été arrêté le 27 octobre pour avoir distribué à ses camarades d'université de Balkh (nord) un article "insultant pour l'islam et interprétant de manière erronée
des versets du Coran", selon l'acte de condamnation.La constitution de 2001 défend la liberté d'expression mais repose sur la loi islamique (charia). Son interprétation radicale requiert
la peine de mort pour des actes jugés contraires à l'islam.Le Monde.fr du 29/3/2008
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Dans le même temps un "ministre" de l'intérieur, ancien "ministre" des armées, peut devant des présentateurs et journalistes de "Canal+"
défendre une "croisade" pour les libertés et d'abord la liberté de la femme afghane sans susciter de réactions ou quelque histrion de F2 (G.Miller) parler de "guerre juste" ou encore la chorale
des médias entonner le chant de guerre au terrorisme ("C dans l'air" la 5) en accompagnant le magnifique "solo" du Président Bush et en un mot on l'aura compris "faut que çà saigne !".
La démocratie et la république étant décédées ce mois de février à Versailles peu importe les piallements de quelques
"députés", la résistance française devra nécessairement prendre d'autres voies.
IACO le 2 Avril 2008